Autoportraits fiction






« La question du masque nous mène tout d’abord vers l’œuvre de Pascale Simont, qui par la peinture explore le territoire intime. Les figures semblent échapper au temps et à l’espace. La palette évanescente et la légèreté du trait soulignent la sensualité des attitudes faussement flegmatiques. La peinture intitulée Rien à voir (2012) présente l’artiste de profil, ses yeux sont couverts d’un masque de nuit aux motifs zébrés. En préservant son regard, elle ne se donne pas tout à fait à voir au regardeur. L’autoportrait est incomplet, le masque engendre une frustration. »
Julie Crenn, catalogue de l’exposition collective Où poser la tête ?, édition FRAC Réunion, distribution Les Presses du réel.