Jean-Claude Jolet

MÀJ . 28.10.2022

Stayin’ Alive

Exposition collective « L’anthropocène, et après ? »

Stayin’ Alive, 2019

Sculpture, bois lamellé-collé.

Vues de l’exposition collective L’anthropocène, et après ? à la Cité des Arts, Saint-Denis, La Réunion, 2020.

https://www.citedesarts.re/L-anthropocene-et-apres

Exposition collective avec les artistes Yasmine Attoumane, Janet Biggs, Thierry Boutonnier, Thierry Fontaine, Christiane Geoffroy, Jean-Claude Jolet, Ali Kazma, Lucy et Jorge Orta, Laurent Tixador.

« Le désordre écologique est en route, lourd de menaces pour la survie des espèces, dont la nôtre. Bien des artistes plasticiens, conscients de l’urgence d’une “réplique verte”, s’engagent et instituent de nouvelles normes d’expression, d’essence écologique. Leur but : changer les mentalités, réparer, refonder l’alliance avec la Terre, jusqu’à nouvel ordre notre unique nouvel habitat possible. Et avant tout, témoigner des rigueurs et des mutations à attendre de l’anthropocène, cette ère de la vie de notre planète où les effets de l’activité humaine affectent celle-ci, en surface et dans l’atmosphère, plus que l’action naturelle. »

Commissaires de l’exposition : Paul Ardenne et Nathalie Gonthier.

« Les différentes pièces sculptées que présente Jean-Claude Jolet dans l’exposition L’anthropocène, et après ? ont un rapport direct avec la culture de l’anthropocène. Dans cette culture, la nôtre, il faut accepter le règne dystopique des déchets, et la contrainte du recyclage (Sans titre, réservoir). Il faut aussi accepter de vivre avec le désordre environnemental, voire devoir émigrer (Stayin’ Alive). »

Paul Ardenne

« Cette pièce a été inspirée d’abord par mon vécu, mais aussi par les concepts philosophiques qui dirigent mon travail depuis quelques années. Ce sont les propos de Gilles Deleuze ou d’Édouard Glissant, comme la pensée rhizomatique, le nomadisme, ou l’espace lisse et strié, le tout-monde, qui se trouvent embarqués dans cette valise mangrove à la gloire posthume…
Le souvenir…
Le piédestal, qui fait partie intégrante de la sculpture, a un rôle prépondérant : il propulse l’objet, le mouvement, le vivant des racines dans une fiction post-anthropocène inerte. Un engourdissement, comme dirait le peintre Peter Doig, se produit et pétrifie la lecture en une série de paradoxes. Ainsi nomadisme et sédentarité s’entrechoquent dans une temporalité passé-présent accentuée par le titre, souvenir des années 80, stayin’ alive… rester vivant. »

Jean-Claude Jolet