Emma Di Orio

UP. 30.06.2026

Présences

Présences, 2026
Dessin numérique, 30 x 40 cm.

« MR
Dans un texte consacré à ton travail en 2020, Julie Crenn mettait en avant dans ta pratique une dimension féministe, un féminisme qui déconstruit les stéréotypes et valorise la pluralité des identités féminines. Cette lecture semble correspondre à une première période de ton travail, où la figure occupe une place centrale. Plus récemment, notamment depuis l’exposition For Zita with Love en 2025 mais aussi avec les dessins présentés à Drawing Now Paris 2026, la nature paraît progressivement s’affirmer jusqu’à devenir parfois le sujet principal voir l’unique sujet de tes œuvres. Comment expliques-tu cette évolution ?

EDO
Effectivement, depuis quelque temps, les paysages prennent de plus en plus de place dans mon travail. Je me suis rendue compte qu’ils sont aussi des entités à part entière et qu’ils méritent d’être considérés comme tels, de ne pas être seulement des fonds, mais de devenir parfois le personnage principal. J’aime aussi y intégrer des éléments un peu étranges, comme des yeux, pour suggérer que la nature est vivante, qu’elle est une forme d’entité, et que nous ne sommes pas seul·es, qu’il y a aussi quelque chose qui nous observe. Je suis très attirée par l’imagerie psychédélique, où les paysages deviennent souvent étranges, transformés, presque habités. Et à travers ça, je mets aussi en avant quelque chose que j’aime profondément : le simple fait de contempler (…) »

Extrait de Conversation avec Emma Di Orio, par Mathilde Rousselie, 2026
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