Le dessin comme pratique de réappropriation de soi : sur la réactivation des héritages épistémologiques dans la scène réunionnaise contemporaine
Par Marine Schütz
UP. 30.06.2026
Mon processus de dessin part souvent de visions. J’ai des images qui apparaissent dans ma tête et ensuite je leur donne une forme concrète via le dessin. Souvent, je vois très clairement l’œuvre avant même de la réaliser. J’ai un rapport très visuel au monde et certaines images s’imposent à moi avec une telle netteté que je sais qu’il faut que je les dessine.
Emma Di Orio pratique un dessin résolument féministe. Sans complexe, ni tabou, ni compromis, elle représente quasi exclusivement des femmes, cis, trans, intersexes, de tout corps, de tout âge, de toute géographie et de tout imaginaire.