Leïla Payet

UP. 11.08.2026

Créolisation je glisse ton nom

Créolisation je glisse ton nom, 2022 - ∞
Installation, tirages numériques, dessins, sable coloré, chariots, objets divers.


Exposition individuelle à reformulations ponctuées, Atelier W Pantin, Paris, 2022

Photographies © Ana Braga

Photographies © Olivia Laigre


Des humanités pour une esthétique commune

« La créolisation, prise comme mouvement, n’est pas la créolité. La créolisation vue par le prisme créole, de là où l’on vient, c’est replacer au cœur du projet un geste. À hauteur d’êtres : être créoles, être bâtard·e·s, être mal né·e·s, n’être légitimes nulle part. Jamais complètement justes pour parler de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, de l’Inde, ou d’ailleurs. Être créole, c’est en définitive être en permanence en décalage avec la grande histoire, être illégitime partout et, au final, finir par devenir légitime pour parler de tout.

Créolisation je glisse ton nom est à prendre comme un espace hybride où il s’agit de faire résonner les sens entre plasticité et processus de créolisation, qui peut aussi être entendu comme un art de la reformulation constante d’une proposition esthétique qui opère par changements d’état. Comme une façon de faire sa cuisine où il s’agit d’expérimenter de nouvelles recettes à chaque fois, par différentes imbrications entre les composantes.

Mais surtout, c’est toujours une manière de jouer, de soi et de sa condition, avec les autres. C’est jouer ; surtout continuer à jouer, de tout et avec tout ; voilà ce qui importe le plus, voilà ce qui construit un espace libre. Jouer des glissements d’images, d’écritures, de collections d’objets, d’emprunts, de citations, mais aussi s’autoriser à jouer en glissant sur Glissant. »

Leïla Payet


Voir aussi la page Espace Déco


L’emprunt, l’association ou l’achat, engage celle·ux intéressé·es à respecter le processus général de mon travail, soit à ouvrir la collaboration, le dialogue et/ou à engager ensemble la réalisation d’une ou plusieurs versions reformulées, qui pourra nécessiter une nouvelle production et ce, pour chaque réactivation (il s’agit d’un protocole dont le processus est sans fin, il est lieu d’accueil à la co-réalisation et à la ré-appropriation post-mortem).