Anne Fontaine

MÀJ. 02.11.2021

Anne Fontaine est représentée par l’ADAGP pour la gestion des droits patrimoniaux de ses œuvres.

RÉVOLUTION SILENCIEUSE

Dans l’espace imbriqué que nous arpentons, se dérobent à nos yeux des formes multiples. S’arrêter et observer n’immobilise pas le temps, n’empêche pas la vie de s’adapter au mouvement, ou les corps de muter à la recherche d’un équilibre. Cueillir ces corps, en prélever des détails et les déployer comme on déplierait un origami, minutieusement, pour en connaître l’étendue et comprendre les gestes qui les ont amenés là. Alors la vue d’un ensemble comme un champ chaotique s’étend face à nous dans toute sa complexité et ses singularités. Un point de départ, ici un jardin, devient alors bien plus vaste qu’il n’y paraît. La révolution serait le résultat d’un chemin parcouru, où la conscience serait à même de procéder au changement. Ici elle représenterait ce temps où la contemplation de ce qui nous entoure joue un rôle dans la conscience d’autres espaces à découvrir ou à créer.

CUEILLIR

Résidence à Mascarin, Jardin botanique de La Réunion, Les Colimaçons, Saint-Leu.

Cueillir est le titre d’un corpus d’œuvres créées à l’issue de six mois de résidence à Mascarin, Jardin botanique de La Réunion. En dehors du circuit ouvert au public, je porte mon attention sur la grande friche qui couronne le jardin botanique, remplie d’espèces exotiques dites envahissantes (EEE). La majorité des pièces sont présentées dans l’ancien domaine de Château-Vieux, en dialogue avec son mobilier du XIXe siècle. Cette mise en espace amène une lecture contemporaine dans un milieu chargé d’histoire où l’exotisme prend un sens nouveau. À l’extérieur, un salon d’écoute est installé dans un des parcours du jardin botanique. Suite à la résidence, un laboratoire intitulé Cueillir s’ouvre comme un espace d’échange croisant plusieurs domaines comme l’art, la science, l’agriculture, la littérature ou encore l’architecture.

ÉMEUTES

En 2005, des émeutes éclatent, d’abord à Clichy-sous-Bois, puis un peu partout en France. Des jeunes des banlieues s’expriment, ce qui donne lieu à des incendies. L’immigration, conséquence d’une histoire coloniale. Lorsque la périphérie se dirige vers le centre.



J’ai brûlé ma maison est un corpus d’œuvres présentées à La Box dans le cadre de la programmation 1 soir / 1 œuvre, un format de rencontre avec des artistes, des cartes blanches qui se déroulent sur une soirée. L’ensemble des prises de vues ont été faites dans ce contexte.