KMVH

MÀJ. 01.09.2026

Après

Après, 2026
Série de photographies aériennes et de vidéos
Avec le soutien d’EkoZilwa LTD


Après, 2026
Tirage numérique (10 ex. + 5 épreuves d’artiste), 75 x 133 cm.
Après 1.1, 2026
Tirage numérique (10 ex. + 5 épreuves d’artiste), 75 x 133 cm.
Après 1.3, 2026
Tirage numérique (10 ex. + 5 épreuves d’artiste), 75 x 133 cm.
Après 1.4, 2026
Tirage numérique (10 ex. + 5 épreuves d’artiste), 75 x 133 cm.

Après 1.2, 2026
Vidéo, 1 min 13 s.

Images extraites de la vidéo

Après 1.4, 2026
Vidéo, 3 min 7 s.

Images extraites de la vidéo


Exposition collective WATER ! L’eau dans tous ses états à Maurice et dans ses îles, commissariat Samudra Art Prize 2026, Caudan Arts Center, Port-Louis, Maurice, 2026
Photographies © Carol Titon

Détail

« Sur un support translucide flottent une brique rouge de Madagascar, de la scorie volcanique de La Réunion et du sable de Maurice.

Ces fragments, à la fois bruts et précieux, deviennent des vestiges. Ils portent en eux la mémoire des terres, des circulations, des histoires croisées de l’océan Indien.

L’eau, silencieuse et expansive, évoque la montée des eaux : menace diffuse, lente et inévitable. Ce qui flotte aujourd’hui pourrait demain disparaître. L’image saisit cet instant fragile : un équilibre précaire entre ancrage et effacement.

Les matières deviennent alors des reliques contemporaines. Des traces précieuses d’un territoire vulnérable, offertes à la dérive, entre mémoire et submersion. »

KMVH, 2026


« Dans cette photographie, le lagon de la Pointe d’Esny devient une surface mouvante où l’eau porte ses propres récits. Vue en plongée, la mer n’est plus un simple paysage : elle est une mémoire liquide, un seuil où se déposent les fragments dispersés des îles.
Décentré, un cercle transparent flotte comme une pupille ouverte. Rappelant la forme d’une lentille photographique, il reflète les miroitements de l’eau et recueille — tel un radeau — trois matières venues d’ailleurs : la brique rouge de Madagascar, la scorie noire de La Réunion, le sable pâle de Maurice.

Ces éléments, posés avec la délicatesse d’un rituel, composent une géographie intime de la migration. Ils racontent les traversées, les arrachements, les résistances silencieuses qui tissent les mondes insulaires et s’inscrivent dans leurs chairs géologiques.

Dans ce cercle, rien n’est figé : la brique respire la terre, la scorie porte le feu, le sable murmure les rivages. Ensemble, ils forment une constellation fragile, suspendue au-dessus de l’eau comme un archipel en devenir.

KMVH ne montre pas seulement un paysage sensible : elle révèle la manière dont les îles se regardent, se portent, se répondent. L’œuvre devient un geste d’écoute, un espace où l’exil se transforme en lien, où les matières déplacées retrouvent une forme de demeure.

Ici, la mer n’efface rien : elle relie. Elle fait tenir ensemble ce qui, ailleurs, aurait été dispersé, ou se serait dissous. »

Leïla Quillacq, 2026