Emma Di Orio

MÀJ. 30.06.2026

Ramen Queen

Ramen Queen, 2020
Dessin numérique, 20 x 20 cm.

« Emma Di Orio pratique un dessin résolument féministe. Sans complexe, ni tabou, ni compromis, elle représente quasi exclusivement des femmes, cis, trans, intersexes, de tout corps, de tout âge, de toute géographie et de tout imaginaire. À partir de corps réels ou fictifs, elle déploie une multiplicité d’expériences, d’émotions, d’expressions, d’interrogations et d’états. Sur une page blanche, les silhouettes apparaissent au stylo noir : des sirènes siamoises, des fées aux seins nus, une femme décapitée mâchonnant une sucette, des larmes coulent sur les joues vertes d’une extraterrestre, une vampire, une femme velue, une jeune fille cornée faisant la moue, tandis que l’une est blasée, ennuyée de tout, l’autre vomit littéralement la vie. Tels des tattoos, les corps sont synthétiques, réduits à l’essentiel. Chaque individu véhicule un message, une idée, une pensée. Les représentations de femmes sont souvent accompagnées de textes, de mots en anglais qui renvoient à une palette d’états et de ressentis : la frivolité, le manque, la vulnérabilité, la violence, l’amour, la tendresse, la tristesse, l’espoir, la force, l’ennui, la naïveté, la douleur, la colère, la joie, l’insatisfaction, la mélancolie, l’insécurité. (…) »

Julie Crenn
Extrait de Bad Feminist, 2020
Lire le texte complet à la page Repères et sur le site de Julie Crenn