« Le vide, l’espace s’étendant à l’infini et au-delà, des astres flottants tantôt solitaires, tantôt formant des amas nommés galaxies ou nébuleuses, prenant des formes et des couleurs différentes, tantôt jeunes et intrépides, tantôt anciennes et sages.
La Voie lactée, l’océan de lait cosmique dans lequel baigne la Terre, notre planète, notre refuge, notre habitat.
Petite bille arc-en-ciel qui renferme autant de mystères que de certitudes où vivent des milliards d’espèces partageant toutes un point commun : la vie.
Un système solaire, une danse autour du Soleil, des éléments imbriqués les uns dans les autres, essentiels au bon fonctionnement d’une mécanique organique incroyable.
Un système veineux, un système nerveux, une conscience, un cœur, de l’ADN s’élançant dans tout notre être sur des kilomètres, si long qu’on pourrait en fabriquer une échelle qui pourrait nous mener jusqu’à la Lune.
Le jour, la nuit, le cycle éternel, la roue qui tourne, incessante, brassant les champs de force magnétique qui nous animent, perpétuellement tiraillés entre les deux pôles : le plus, le moins, le bien, le mal, le beau, le laid, le masculin, le féminin, le plaisir, la douleur et encore bien d’autres.
De l’infiniment grand à l’infiniment petit, cette fractale folle omniprésente dans notre corps et notre esprit qui nous relie aux astres, au divin, à l’inconnu, aux fragments de nous que nous recherchons, à notre quête, notre destin, notre karma.
Le vide, il n’est pas si vide finalement, il est plein de nous, de toutes ces choses qui nous construisent et qui font de nous des êtres singuliers, tantôt solitaires, tantôt formant des groupes nommés sociétés ou communautés prenant des identités et couleurs différentes, tantôt jeunes et intrépides, tantôt anciennes et sages, toutes rassemblées autour d’un cœur commun alimenté par le sang des volcans et le lait de l’univers. »
Emma Di Orio, 2021