Pascale Simont

MÀJ . 25.02.2022

Conversations

Conversations, 2017
Encres sur papier, dimensions variables.

Installation de diptyques dont les éléments sont issus de deux séries : Encres et Les souches.

Vue de l’exposition collective Crawl, centre d’art La Médiatine, Woluwe-Saint-Lambert, Bruxelles, Belgique.

Ces portraits sont extraits d’une série de diptyques où le visage dialogue avec une forme. Cette étape de recherche ouvre une réflexion sur la sensation éprouvée de se trouver au centre d’un cercle qu’occupe l’horizon îlien.
Pascale Simont

La ligne d’horizon entre le portrait et la forme n’est pas présente, mais on la ressent. Elle rend implosif par ses spasmes le cri qui sortirait des bouches ou des yeux.

C’est cette partie inexistante qui me reste en mémoire, et qui donne accès à ce paysage hépatique, une ligne tendue mais souple, un filtre qui absorbe les humeurs et fait de la bile bleue une encre à dessein. Celui de recouvrer ces esprits autistes qui s’expriment par le ventre, par le corps, recouvrant de musc les méandres d’une beauté intérieure. Un paysage fatalement autarcique, un anneau de Möbius en catharsis refoulant ses résurgences jusqu’à tatouer le visage.
Extrait de correspondance avec Jean-Claude Jolet, plasticien.