Kate Bush
Björk
David Lynch
Pipilotti Rist
Andrei Tarkovsky
Apichatpong Weerasethakul
Esther Hoareau
MÀJ. 04.11.2021
« La pratique pluridisciplinaire d’Esther Hoareau fait appel au cinéma, à la photographie et à l’installation, ainsi qu’à la composition musicale et à la performance. Les environnements naturels, du terroir verdoyant et volcanique de La Réunion aux confins du cosmos, constituent les sujets de recherche principaux de l’artiste. Pourtant, les œuvres qui en résultent ne sont en rien des paysages ordinaires. En juxtaposant des éléments réels et artificiels, l’artiste crée des territoires empreints d’un sentiment d’émerveillement et de vitalité, mais aussi d’inquiétude. Ces lieux sont à la fois éthérés et incongrus, souterrains et extraterrestres. Ils attirent le spectateur tout en faisant obstacle à leur pleine compréhension ou à tout examen superficiel. Ainsi, les œuvres d’Esther Hoareau mêlent fantastique et banalité, réfutant les idées préconçues et donnant une nouvelle dimension à notre environnement. »
Alexandra McIntosh, Imaginaires spatiaux, 2024
Traduction de l’anglais Lucy Pons
Les entretiens du FRAC RÉUNION
#2 [ Esther Hoareau ]
ARTISTES
LIVRES
Arthur C. Clarke, Les chants de la Terre lointaine, éditions Albin Michel, 1986
William Faulkner, Sanctuaire, Folio éditions, 1972
Stephen King, Écriture, éditions Poche, 2003
Stanisław Lem, Solaris, éditions Denoël, 1966
Ernest Shackleton, L’Odyssée de l’Endurance, éditions Libretto, 2011 (publication originale 1919)
FILMS
Peter Brook, Sa Majesté des mouches, 1963
Andreï Tarkovski, Andreï Roublev, 1969
Andreï Tarkovski, Le miroir, 1975
Apichatpong Weerasethakul, Tropical Malady, 2004
Apichatpong Weerasethakul, Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, 2010
Ressources et textes critiques
Esther Hoareau | Imaginaires spatiaux
La pratique pluridisciplinaire d’Esther Hoareau fait appel au cinéma, à la photographie, à l’installation, ainsi qu’à la composition musicale et à la performance. Les environnements naturels, du terroir verdoyant et volcanique de La Réunion aux confins du cosmos, constituent les sujets de recherche principaux de l’artiste. Pourtant, les œuvres qui en résultent ne sont en rien des paysages ordinaires.
Entretien avec Esther Hoareau
J’aime l’idée que cela oscille entre le spirituel et le fantastique, entre le divin et le magique. Il y a aussi une part de rêverie, qui permet de s’échapper, mais également de projeter des choses là où il n’y en a pas. On dit que la nature a horreur du vide, et je pense que l’imaginaire aussi.
Le soleil danse autour de nos têtes
« Le silence est frappant. Dans ces immensités fictionnelles, pas un bruit.
L’œil circule d’une montagne phosphorescente vers une rivière glacée, d’une plaine mousseuse vers une grotte de diamants. Puis, au fil d’une traversée rétinienne, le silence laisse peu à peu place aux bruissements : (…) »
[Textes critiques] Scène réunionnaise
« Les œuvres d’Esther Hoareau engagent une réflexion sur les liens qui existent entre la Nature et l’Homme. Les vidéos, dessins, photographies, textes et performances mettent en lumière les différentes formes d’inscription du corps au sein de paysages (terrestres, célestes, marins, cosmiques). (…) »
L'île vaisseau, d'Esther Hoareau
« Sanctuaire », vidéo d’Esther Hoareau réalisée en 2010, est une fiction sans mots : deux enfants partent à la conquête d’un paradis perdu au milieu des étoiles, une île tropicale inhabitée.
Flirting with myself
« Des créatures presque immatérielles constituées de lumière irradient un ciel bleu et serein. Surexposées, les photographies d’Esther Hoareau le sont à la limite du supportable, de la brûlure rétinienne. La lumière éclatante jusqu’à l’éblouissement, pure et absolue, devient ici sujet et thème photographiques. (…) »