Leïla Payet

MÀJ. 11.08.2026

Tétons braille

Tétons braille, 2011 - ∞
Ensemble de porcelaines (réalisée à l’atelier d’Anne-Marie Casenaz, Paris, Montreuil), photographies et kit pour moulage de tétons.


Tétons pour braille, 2012
Photographies numériques, dimensions variables.


Kit Tétons braille, 2012
Kit de moulage de tétons : mode d’emploi (photocopie noir et blanc A4), petits outils en porcelaine.

Photomontage de présentation du matériel inclus dans le kit


Tétons braille, 2011
Installation, porcelaines sur papier cartonné.
Biennale Arts actuels (ADCNI), commissariat Alain Séraphine et Nathalie Gonthier, hangar D2, Le Port, La Réunion, 2011.


Poétique de l’indicible

« (…) Les œuvres du tournant 2010 sont marquées par le dessin et le volume, pratiques à la fois distinctes et imbriquées. Si Leïla Payet convoque souvent le jeu (notamment de construction), il s’agit surtout de dessin dans l’espace. Les dessins relationnels fabriquent des volumes tout autant que les micro-sculptures de porcelaine forment une écriture.
Le fameux Kit tétons braille réalisé en 2012 est sans doute l’autre œuvre la plus connue de Leïla Payet. À Montreuil, dans l’atelier d’Anne-Marie Casenaz, elle produit un kit composé d’un bol, d’une cuillère et d’un sachet d’alginate de moulage et rédige des instructions. Le kit permet de fabriquer des moulages de tétons. Il s’agit de créer des formes à partir de son propre corps pour inventer un langage unique, à décrypter par le toucher. Le système d’écriture tactile universel trouve ici son équivalent dans le point saillant que constitue le téton, élément érotique qu’il faut caresser du bout des doigts pour obtenir l’empreinte. Si ce travail met en évidence la sensualité et la charge érotique des corps, le choix du téton peut aussi suggérer une autre connotation, puisqu’il renvoie au sein nourricier. (…) »

Diana Madeleine
Extrait de Elle est une île : indicible et invisible, 2023
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L’emprunt, l’association ou l’achat, engage celle·ux intéressé·es à respecter le processus général de mon travail, soit à ouvrir la collaboration, le dialogue et/ou à engager ensemble la réalisation d’une ou plusieurs versions reformulées, qui pourra nécessiter une nouvelle production et ce, pour chaque réactivation (il s’agit d’un protocole dont le processus est sans fin, il est lieu d’accueil à la co-réalisation et à la ré-appropriation post-mortem).